La Wowo de la semaine - Tatou Ania, sportive paralympiques - WoWo Magazine
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La Wowo de la semaine – Tatou Ania, sportive paralympiques

« Toujours plus haut, toujours plus loin, toujours plus beau », la phrase préférée de Tatou Ania, sportive paralympiques, une Wonderful Woman déterminée et qui ne baisse jamais les bras face aux obstacles qui se mettent en travers de son chemin. Découvrez son histoire inspirante, qui nous pousse à surpasser nos peurs et à poursuivre nos rêves.

Qui est Tatou Ania ?

Elle s’appelle Anne Catherine ou Tatou Ania Sport, tatou, car elle considère qu’elle a tout, même sans si elle est née sans jambe droite. L’histoire de Tatou est très émouvante, elle a été abandonnée à sa naissance et elle a passé ses 19 premiers mois dans une maternité en Pologne. Aujourd’hui, elle a 27 ans, sa famille adoptive remplie d’amour lui a donné la chance de grandir en Belgique entourée de ses 8 frères et sœurs. Trois de ses frères possèdent également un handicap moteur et/ou physique.

« Ce sont mes 3 soleils, j’ai grandi avec eux dans une simplicité et une pureté qui m’a donné la chance d’être loin du monde superficiel  ».

Il y a quelques mois, elle a pu rencontrer sa famille biologique et a appris que sa maman ne voulait pas l’abandonner, car elle était venue chaque jour à la maternité où elle était cachée illégalement par un médecin.

Une sportive innée

« À l’âge de 4 ans, mon professeur de gymnastique Patrick m’a accueilli dans sa classe. Dès la première leçon, j’ai dû le surprendre, car je suis arrivée sur un pied. Quand il me le raconte encore j’en ai des larmes aux yeux de m’imaginer toute petite sautillant fièrement sur ma jambe. »

Toujours prête à aller plus loin et à se surpasser, son désir le plus fort est de montrer qu’elle est capable de tout. Toutes ses activités sportives comme la natation, elle les faisait sur une jambe. À l’époque, le prix des prothèses sportives était trop élevé.

Courir, un rêve devenu réalité

 Une petite fille, de quoi rêve-t-elle ? Normalement de contes de fées, de prince charmant et de princesse, j’ose vous le dire, à mes dix ans je faisais ma petite prière en secret tous les soirs en demandant que pour un seul jour je puisse avoir une deuxième jambe, courir le long de la mer sur le sable et sentir le vent. Je faisais la promesse de ne le dire à personne, même pas à ma famille et qu’ensuite, je la rendrais… Cela a duré des mois. »

Aventurière dans l’âme, elle a fait de sa vie une succession de défis. Courir sur une jambe sur des rochers, dans les bois, chaque défi relevé était une preuve qu’elle pouvait vivre comme tout le monde, sans béquilles et sans être aidée, une volonté d’être autonome.

Des obstacles à franchir

À ses 19 ans, elle a enfin eu une prothèse indépendante qui s’emboîte directement sur le moignon. Sans fémur, il lui était impossible de porter une prothèse adaptée. Avant, elle portait une ceinture corset sanglée autour de son ventre qui maintenait une jambe artificielle.

Pour porter cette nouvelle prothèse, elle a dû passer des heures à l’hôpital. Pour tester la force du peu de muscles dans son moignon, on y infiltrait profondément de longues aiguilles, lui procurant une douleur extrême. Chaque étape est un challenge. La seconde était de courir avec une prothèse « lame de course », mais d’abord il a fallu convaincre les prothésistes et médecins qu’elle était capable de courir même sans fémur grâce à cette prothèse.

« Les mois qui ont précédé l’acceptation de m’octroyer la chance d’avoir cette lame, je me suis entraînée des jours sans relâche ; musculation, régime adapté. C’est avec un mental d’acier, mais la peur au ventre, que j’ai passé le test avec brio, car je ne savais pas ce que c’était de courir avec deux jambes. Cette lame pour moi est plus qu’une simple lame pour courir. Quand je cours c’est un peu comme se lancer dans la vie au risque de tomber, mais toujours se relever. Mon combat n’est pas juste de courir le plus vite et le plus longtemps, mais bien de partager également avec des enfants et des adultes cette joie que l’on a de pouvoir rêver et de se sentir capable de tout. »

Un nouveau challenge pour 2020

Elle souhaite participer aux championnats de Belgique le 23 août et celui d’Europe d’athlétisme de Doha du 7 au 15 novembre. Sportive paralympiques, son plus grand rêve est de participer aux jeux paralympiques de Tokyo en 2020. Dès le 4 avril, elle fait appel à votre soutien via la plateforme de crowdfunding afin de réunir 5 000 € pour financer son voyage à Doha au Qatar.

« Je suis encore une fois honorée de cette invitation par Florence, son soutien et toutes les personnes qui sont là pour moi, cela me remplit de joie et de gratitude. »

Nous vous invitons alors le 4 avril, au Doktor Jack, à Braine l’Alleud, pour l’inauguration de Wowo Funding et pour soutenir ce beau projet de Tatou Ania.

INSCRIPTION ET INFOS ICI 

 

 

 

 

 

 

Letizia G.
web@wowocommunity.com
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