La discipline est la clé pas le talent - WoWo Magazine
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La discipline est la clé pas le talent

Comme de nombreuses petites filles, notre Wowo Lubiana Kepaou voulait de devenir chanteuse. Ce qui la rend différente des autres ? Elle n’a jamais permis à quiconque de lui ôter son rêve. À tous ceux qui lui disaient d’arrêter, qui se sont moqués, notre Wowo leur répondait : « c’est ce que je fais de mieux. Pourquoi abandonnerais-je ? » À 18 ans, elle se lance dans l’aventure The Voice et devient « une candidate épatante ». Cinq ans plus tard, elle est diplômée du Conservatoire avec une grande distinction et vit de son métier.

 

Persévérance, détermination et discipline, le chemin le plus sur vers la réussite

« Dès mes 7 ans, ma mère a insisté pour que je fasse au moins une discipline artistique. J’ai commencé le chant à 13 ans et ça a été une révélation. Les études artistiques sont vite devenues une évidence pour moi. Mon père voyait que j’adorais cela et il m’a motivée à passer le casting pour The Voice. C’était la première édition. Je venais de terminer mes secondaires et j’allais commencer le conservatoire de chant en Flandres. Je me suis dit que je n’avais rien à perdre, car je pouvais faire les deux parallèlement. Mes débuts n’ont pas été faciles, car, selon les autres, je n’étais pas vraiment douée. Je fredonnais tout le temps, mais je ne chantais pas très juste. Les gens me demandaient souvent d’arrêter. Je me souviens avoir fait ma première composition en deuxième secondaire lorsque j’étais en vacances. J’avais 14 ans. Je l’avais tournée avec une webcam et l’avais postée sur YouTube. Lorsque je suis rentrée à l’école, tous les élèves me dévisageaient dans le couloir. J’ai vite compris que quelque chose se passait. C’était effectivement le cas. Certaines personnes que je considérais comme des amis avaient parodié ma vidéo, en me ridiculisant, et l’avaient postée sur Facebook. J’étais devenue leur risée. Ma première année au Conservatoire, les professeurs m’ont également dit d’arrêter et j’ai doublé. Cette année-là, je participais aussi à The Voice, j’avais 18 ans. C’était compliqué parce que c’était la première fois que j’étais au-devant de la scène. J’étais jugée constamment. Peu importe ce que je disais, mes propos étaient déformés. J’étais exposée à énormément de pression. J’avais de plus en plus de mal à être naturelle, car j’avais en permanence peur que l’on détourne mon image. Heureusement, j’étais très bien entourée »

 

 Les déceptions sont des opportunités.

«Il y a deux ans, j’ai sorti mon premier album. J’avais 19 ans. Ça n’a pas pris l’ampleur que je désirais. C’était très difficile moralement, car l’année d’avant ma musique passait en radio grâce à The Voice. Je ne suis pas obsédée par l’argent, mais c’est mon métier, je veux pouvoir en vivre. C’était un coup dur et j’avais envie de recommencer à composer. Le problème, c’est que pour enregistrer des titres et les produire, il faut une équipe et de l’argent. J’étais en grosse remise en question, car mon manager me déconseillait de faire des concerts gratuits. J’avais une certaine notoriété et d’après lui, ça risquait de dévaloriser mon travail et de compromettre mon image. Je n’avais donc plus de projets. J’étais très énervée et j’ai décidé de suivre mon intuition et de partir à Londres. Là-bas, je me produisais dans des “micros ouverts”. Ce sont des bars où les musiciens jouent des morceaux gratuitement devant un public qui ne le connait pas. Grâce à cela, j’ai rencontré mon bookeur. Il m’a obtenu des dates à Londres. Cette expérience négative m’a, en réalité, ouvert une porte vers bien plus de possibilités. Dorénavant, je collabore avec un artiste que j’adore, Marlon Roudette. Ce passage à Londres m’a aidé à accroître considérablement mon réseau. Depuis, ma carrière a pris un tournant international. Dorénavant, je pars du principe que l’échec n’existe pas»

 

Stimuler sa créativité par la discipline

Par son témoignage, notre Wowo nous transmet une partie de sa stratégie de gestion du temps et de discipline créative. Remarquez à quel point la discipline peut libérer votre créativité. Comme Lubiana, vous pouvez, par exemple, regrouper les tâches à réaliser par bloc afin d’assurer une meilleure gestion du temps : un temps pour vos mails, un temps pour le courrier, un temps pour composer. Dans les années 50, le professeur Carlson a réalisé une étude sur l’activité de managers. Les résultats démontrent que ceux-ci sont interrompus, en moyenne, toutes les 20 minutes. Son rapport met également en avant le fait que 3 minutes de concentration sont nécessaires avant de pouvoir reprendre une tâche. Grâce à ces informations, il a pu développer «la Loi Carlson» qui nous invite à limiter les interruptions et à regrouper les tâches du même type.

 

Sa personne d’inspiration :

La chanteuse Beyoncé, car elle est la représentation de la femme qui a créé sa propre société, sa propre marque, qui est indépendante, forte, qui assume ses choix, qui challenge constamment sa direction artistique et qui met en place des concerts toujours plus impressionnants. Elle prône les différences et transmet des messages d’acceptation de soi.

 

Ses super-pouvoirs :

1 — le travail. Toutefois, notre Wowo travaille dur uniquement lorsqu’elle est passionnée. Elle est prête à s’investir entièrement pour la musique et à travailler des heures.

2— La détermination : comme toute personne sous les feux des projecteurs, notre Wowo a dû essuyer beaucoup de critiques et passer outre les personnes qui tentaient de la décourager. Avec le recul, elle se rend compte que sans détermination, elle n’aurait certainement jamais entrepris cette carrière.

3— La passion et le dévouement : Pour elle, être dévoué à quelque chose est ce qui permet de se lever le matin. Sans cela, notre vie manque de sens.

 

Où la retrouver ?

Sur sa page Facebook : https://www.facebook.com/kepaoulubiana/

Florence Blaimont vous parlera du parcours de Lubiana le 2 décembre prochain lors du Gala De l’entreprenariat au Féminin.

Pour vous y inscrire :

https://www.facebook.com/events/126514851402598/

 

 

Florence Blaimont
florence@programmehero.com

Florence Blaimont est coach, auteure, conférencière et CEO de la Wowo Community qui regroupe les femmes formidables, entrepreneures, porteuses de projets et bénévoles dans le monde. C’est une femme dévolue et passionnée qui se réveille chaque matin avec la niaque et dont la mission est de déployer le talent des femmes.

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