« Apprenez à saisir la chance lorsqu’elle s’offre à vous » - WoWo Magazine
1510
post-template-default,single,single-post,postid-1510,single-format-standard,ajax_fade,page_not_loaded,,qode-title-hidden,qode_grid_1300,hide_top_bar_on_mobile_header,qode-content-sidebar-responsive,qode-theme-ver-10.0,wpb-js-composer js-comp-ver-4.12,vc_responsive

« Apprenez à saisir la chance lorsqu’elle s’offre à vous »

Au royaume plutôt viril de l’entreprise, Dominique Leroy fait partie des rares femmes qui portent la couronne : en témoignent ses nombreux prix tels que « Femme d’Exception » en 2011 et le « Leadership Prize » de Harvard et le « Manager of the Year » du Trends Tendance en 2015. Sa promotion en tant que CEO du géant Proximus, trois ans seulement après son intégration dans l’entreprise, fait de notre Wowo une figure modèle dont le parcours inspire celles qui désirent en finir avec ce plafond de verre tant redouté.

La qualité de la société de demain dépend de la jeunesse d’aujourd’hui.

Selon un rapport de 2015 publié par l’Organisation internationale du Travail, les femmes occupent moins de 5% des fonctions dirigeantes dans le monde. Or, leur taux de réussite scolaire reste supérieur à celui des hommes. L’une des raisons expliquant ce constat est que les femmes considèrent leur manque d’expérience et de compétences dans la gestion d’entreprise comme l’un des freins majeurs à sa création ou sa direction. D’autre part, le plafond de verre qui empêche les femmes d’accéder aux hauts échelons de l’entreprise n’est pas prêt de s’effondrer. Cependant, suivre des formations, se développer personnellement ou se faire entourer de coaches, de mentors ou de femmes inspirantes peut aider à booster leur confiance en elles. Dominique raconte : « Mon rêve n’était pas de devenir CEO. Mon rêve était de diriger une équipe pour avoir la satisfaction de contribuer au développement des gens. C’est pour cette raison que j’ai fait la Solvay Business School et que je suis ensuite entrée chez Unilever. J’aimais le monde de l’entreprise. Je voulais surtout avoir un impact dans ce milieu, dans la société et sur les gens. Finalement, il s’est avéré que la place de CEO me permettait de réaliser ce rêve. Par exemple, ma position m’a permis de créer la fondation “Digital l’an”. Son but est de former 100 personnes par an aux nouvelles technologies afin de les aider à se réintégrer dans la société. L’inégalité du marché du travail pour les jeunes qui n’ont pas eu l’occasion de terminer leurs études me révolte. N’oublions pas que la qualité de la société de demain dépend de la jeunesse d’aujourd’hui. L’injustice dans son ensemble m’indigne. Par ces formations et stages de transition, j’espère pouvoir contribuer à ma manière à la création de quelque chose de positif. Je viens d’une famille éduquée et c’est l’une des raisons qui me poussent à essayer de donner une seconde chance à des personnes n’ayant pas eu cet atout. J’essaie donc de faire couler de petits ruisseaux en espérant y voir se développer de grands fleuves. Je pense que lorsque l’on suit son instinct et ses ambitions, on finit tôt ou tard par gravir les échelons de nos désirs. Vous ne devez pas choisir une fonction, vous devez choisir une vision et une mission, car, ce sont ces dernières qui vous permettront de vous surpasser et de réaliser des actions significatives ».

La motivation d’une équipe passe par un dialogue ouvert et authentique.

Comme toute femme passionnée, Dominique manifeste une certaine impatience quand elle voit que ça ne va pas assez vite ou que l’équipe n’est pas sur le bon chemin. De ce trait de caractère est né, dans le passé, un manque d’écoute et d’encouragement positif. « Avec l’expérience, j’ai appris que la motivation des équipes passe par un dialogue ouvert et authentique. Il est essentiel de montrer ses émotions, que celles-ci soient positives ou négatives. Donner des feed-back constructifs aux personnes avec qui on travaille est la clé pour faire évoluer son équipe. Dans mon activité professionnelle comme dans ma vie de maman, j’ai décidé d’opter pour une forme de leadership démocratique. Autrement dit, l’important n’est pas la manière dont on grimpe la montagne, mais bien d’arriver au sommet. Pour mes employés, cela se traduit en un objectif précis à atteindre et un maximum de liberté pour y accéder. Quant à mes enfants, le but est de leur donner “des racines et des ailes”. En d’autres mots, leur procurer un havre de paix dans lequel ils pourront toujours revenir, tout en les poussant à expérimenter toute une série de choses, de manière autonome. Cette ouverture sur le monde doit leur permettre de sélectionner ce qu’ils désirent faire et travailler dur pour l’atteindre. Ma maman disait toujours : “Étudie, fais-en sorte de travailler pour être indépendante et libre”. À l’époque, le contexte était différent, les femmes ne pouvaient pas étudier. Maintenant que nous avons ce droit, nous devons l’honorer, car, quelles que soient les époques, sans la liberté financière, les choix ne sont pas réels. Cette éducation m’a fait comprendre qu’il est très important d’être autonome financièrement, pour pouvoir assumer ses choix, se réaliser en tant que personne à part entière, mais aussi pour être indépendante émotionnellement parlant. Cette liberté permet d’avoir son coin à soi pour s’épanouir dans des rôles autres que ceux de maman ou d’épouse. »

Le syndrome du « Jenesaispasdirenon »

Avec une petite voix qui lui susurre continuellement, « Vas-y et essaie de réaliser ton rêve et ton objectif. Ne baisse pas les bras ! », Dominique entre dans la catégorie des victimes du syndrome du « jenesaispasdirenon ». Lorsque l’on est passionnée par ce que l’on fait, on s’enthousiasme énormément pour un rien et « flâner » devient la ressource la plus rare. Pour garder votre vitalité, il est indispensable de faire comme notre Wowo, c’est-à-dire de déléguer autant que vous le pouvez ! « Heureusement, je peux compter sur l’aide de mon assistante Pernelle. À deux, on forme un duo plus qu’efficace, fondé sur la confiance, la complémentarité et l’organisation. Apprenez à déléguer autant que vous pouvez, sans quoi vous finirez par vous oublier, vous vous sentirez submergée et vous risquez d’y perdre votre santé ! Quelle que soit votre situation, vous devez apprendre à prendre du temps pour vous, à trouver le juste équilibre entre tout ce que vous faites pour les autres et les moments que vous vous octroyez, car la vie passe vite ! »

WonderFul illustratrice, Roseline d’Oreye

Ses super pouvoirs : Énergie, positivisme, curiosité et humilité sont sans doute ceux qui la caractérisent le mieux. Pour notre Wowo, cette soif d’apprendre, enrichie de respect et de détermination, est essentielle pour pouvoir se développer pleinement. Aimez ce que vous faites, fixez-vous un but à atteindre, soyez passionnée, mais surtout et avant tout, concrétisez-le dans le respect des autres, car c’est là que réside l’une des clés du succès !

Retrouvez Dominique Leroy et d’autres femmes inspirantes, des conseils et du coaching dans le livre WonderFul Women.

Rejoignez la Wowo Community !

EnregistrerEnregistrer

Florence Blaimont
florence@programmehero.com

Florence Blaimont est coach, auteure, conférencière et CEO de la Wowo Community qui regroupe les femmes formidables, entrepreneures, porteuses de projets et bénévoles dans le monde. C’est une femme dévolue et passionnée qui se réveille chaque matin avec la niaque et dont la mission est de déployer le talent des femmes.

No Comments

Post A Comment